Immersion gouvernementale: les ministres Bea Diallo, Alpha Soumah et Charlotte Daffé font un constat amère de l’État à l’intérieur du pays

0
83

Le gouvernement guinéen s’offre un nouvel exercice quelques jours après un séjour de travail d’un mois à l’intérieur du pays.

Les ministres de la culture, du tourisme et de l’artisanat Alpha Soumah alias Bill de Sam et son homologue des sports et de la jeunesse Bea Diallo,  ainsi que la ministre de la pêche et de l’économie maritime Charlotte Daffé étaient ce lundi face à la presse, histoire de faire le point de leur vécu chacun dans son domaine pendant cette retraite

Aux dires de ces ministres le constat reste le même dans toutes les régions, à savoir le manque d’infrastructures appropriées, mais aussi un sérieux problème du au manque des ressources humaines pour le bon fonctionnement et l’atteinte des objectifs fixés.

Ce qui a permis au ministre Alpha SOUMAH de corriger certaines lacunes sur place. « Il faut savoir que quand on est sur place et quand on est à distance, c’est carrément différent. Quand on est sur place il y a des choses qu’on voit, on ne peut pas nous dire que tel cadre vient alors qu’en réalité il n’est pas là. Au bout de 5 jours vous pouvez constater qu’il n’est pas visible, et puis vous pouvez avoir des problèmes d’infrastructures sur place est-ce que les chantiers lancés évoluent,  mais vous pouvez aussi voir les cadres qui ont des lacunes, qui ne répondent pas réellement aux besoins que vous souhaitez résoudre sur place. Ce sont des problèmes qui sont récurrents que ce soit l’étape de la Forêt, la Haute Guinée partout d’ailleurs. Par exemple au centre de recherche du mont Nimba, je me suis rendu compte qu’on ne m’a jamais suggéré d’implanter par exemple là bas, les campements touristiques. Alors que c’est ce que demandaient les gens qui passaient par exemple à N’zerekore demandaient à ce qui est des logis sur place au mont Nimba pour qu’ils puissent loger pour quelques jours ne serait-ce que pour visiter l’endroit. Donc j’ai pris la décision qu’il faut qu’on prenne  des mesures pour pouvoir implanter des campements. Donc c’est la même manière qu’on est arrivé en Haute Guinée, à Kankan où on a trouvé à peu près les mêmes problèmes de dysfonctionnements au niveau de l’administration mais aussi des ressources humaines » a déclaré Alpha SOUMAH ministre de la culture, du tourisme et de l’artisanat. 

Dans le domaine sportif le ministre Lansana Béa DIALLO est aussi conscient du manque d’infrastructures qui pourraient retenir les jeunes à l’intérieur du pays dans les différentes préfectures. « Moi mes compétences, c’est la jeunesse et le sport, quand on prend chaque structure on se rend qu’en termes d’infrastructures on dirait que c’est une catastrophe. J’irai même au niveau de la jeunesse que c’est vraiment une catastrophe, c’est vrai que dans les grandes villes comme N’zerekore,  Kindia, Labé, oui il y a des infrastructures mais dans les différentes préfectures ou sous-préfectures qui sont aux alentours, tu prends une ville comme Koubia, une ville comme Kérouané, ce sont des villes qui sont complètement abandonnées. Ce sont des villes où on peut se demander comment à un moment des gouvernements ont pu passer. Aujourd’hui c’est des zones où les gens n’ont plus d’espoir » un fait qu’a déploré Béa DIALLO. 

C’est pourquoi le ministre a souhaité mettre en place un minimum d’infrastructures dans ces zones pour l’épanouissement des jeunes. « Il faut qu’on puisse mettre dans ces zones un minimum d’infrastructures, pour permettre aux jeunes quand ils quittent l’école pour pouvoir s’épanouir quand ils sortent de l’école aller taper dans un ballon de foot, de pouvoir aller à mon sport qui est le karaté, le Kong fu parce qu’on a un talent vraiment incroyable qui n’ont même pas de tapis, de vêtements pour pratiquer leur sport » a ajouté Lansana Béa DIALLO ministre de la jeunesse et des sports. 

Au compte de la pêche et de l’économie maritime à part les zones côtières, à l’intérieur du pays c’est la pisciculture qui domaine mais un manque de matériel pour la bonne pratique de cette activité. Sans oublier l’inexistence des cadres devant représentés les services à la base. 

« La première des choses on va bientôt faire des notes de service pour nommer des gens dans ces structures déconcentrée, pour qu’ils commencent à mettre en place la politique que nous envisageons, mettre en place au niveau du  secteur » a promis la ministre Charlotte DAFFÉ de la pêche et de l’économie maritime. 

Mamady 1 KABA