Déguerpissement des emprises : Dr Dansa Kourouma (CNOCS-G) plaide pour la continuité des opérations

0
59

Fini le taulé qu’a suscité la réponse du premier ministre face à la représentation nationale lors de la déclaration de la politique générale du gouvernement, place désormais à la raison. Du moins, c’est l’approche du conseil national des organisations de la société civile guinéenne après une enquête qu’il menée dans le souci de toucher du doigt les opérations de déguerpissement et recenser les citoyens victimes d’abus

D’un constat général, aux dires de son président Dansa Kourouma, est ‘’qu’il y avait un enthousiasme général de la population au moment où les opérations de déguerpissement ont été lancées, les citoyens ont approuvé à grande majorité le fait que les emprises des routes soient dégagées jusqu’à ce qu’elles aient quitté les déguerpissements pour les domaines dits de l’Etat l’enthousiasme a changé’’ a tout d’abord témoigné avant de regretter l’absence d’éléments légaux irréfutables qui permettaient de valider ces opérations. ‘’Le délai donné était de 72 heures alors qu’en matière de délai par exemple au Gabon varie de 3 à 6 mois’’ a indiqué Dansa Kourouma sur FIM Fm

Plus loin, le président du CNOSC-G fait cas d’une perte économique qui se chiffre à plusieurs centaines de milliards de franc guinéen. Sur le sort à réserver à ces opérations, Dr Dansa Kourouma regrette le manque de sérénité dans ces opérations pour lesquelles, a-t-il poursuivi, le ministre de la ville et de l’aménagement du territoire Ibrahima Kourouma a été livré aux enchères. ‘’En réalité continuer ces opérations dans cette atmosphère où les autorités au plus haut niveau n’assument pas cette opération ou ne s’assument pas devant cette opération c’est d’envoyer les cadres qui doivent l’exécuter à l’abattoir mais nous nous estimons que les opérations doivent continuer dans le respect des dispositions légales en la matière’’ a déclaré le numéro 1 du conseil national des organisations de la société civile guinéenne