Coupe du monde/Qatar 2022: la porte se referme aux journalistes sportifs guinéens (Par Tanou Diallo)

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Mondial 2022/ Il y a près de trois semaines je vous disais que la Guinée n’est pas prise au sérieux aussi bien à la CAF qu’à la FIFA à cause de nos querelles de cours communes. Je m’en vais vous donner un petit exemple, très édifiant.

Le lundi prochain 15 août, la FIFA referme le processus d’accréditation pour la Coupe du Monde Qatar 2022. Ce que vous ne savez pas et là je m’adresse singulièrement aux journalistes sportifs guinéens. Pour le mondial à venir, ils ont décidé d’attribuer un quota à chaque association nationale, membre de la FIFA, comme le fait le Comité Imternational Olympique (CIO) pour les Jeux Olympiques.

Quand l’association nationale reçoit les codes générés par la FIFA, elle les distribue à ses journalistes qui veulent couvrir le monidal. Pour Qatar 2022, les pays qualifiés et les non-qualifiés n’ont pas reçu le même nombre de codes, logique. Le code reçu par le journaliste lui permet de faire sa demande d’accréditation sur FIFA Media Hub. Malheureusement pour les journalistes sportifs guinéens, à un peu moins de 72 heures de la fermeture du processus d’accréditation, la Fédération Guinéenne de Football n’a encore reçu aucun code de la part de la FIFA. Conséquence fâcheuse, aucun journaliste guinéen ne pourra être au Qatar pour faire son travail. Scandaleux. Irrespectueux. Inacceptable. Aussi à cause de nos malentendus, de notre égoïsme, des guéguerres et du manque d’ambition, aucun Guinéen ne travaillera sur la Coupe du Monde en tant qu’officiel de la FIFA. Triste.

Précision, personnellement j’ai couvert deux Coupes du Monde ( Brésil 2014 et Russie 2018) pour lesquelles je n’ai jamais eu besoin d’un code d’une association nationale. Pour les précédentes compétitions de la FIFA, il était possible de s’accréditer directement sur leur site. Du coup, on subit les conséquences de notre absence dans les instances de décision du football africain et mondial. Plus personne ne nous prend au sérieux. Voilà la triste réalité.

Tanou Diallo