Tribune: Un lundi noir sauvé de justesse (Par Mouctar Diallo)

D’une urgence à une autre, la flèche de la colombe marque d’un sceau indélébile son retour au pays avec son bâton de grand maître.

Il est partout où il y’a risque d’embrasement, où la paix est menacée et où le dialogue est primordial.

D’une crise à une autre, d’un dialogue à un autre, d’un avion à un autre, le diplomate de l’ombre pose ses valises partout où le besoin s’annonce avec nécessité et impérativité.

De Lomé à Conakry en passant par Banjul, avec des dossiers sensibles et préoccupants pour tout un espace géographique, un homme fait le miracle. Ses médiations sont couronnées de succès à la satisfaction de toutes les parties.

Depuis son retour au pays, l’urgentiste pour les uns et le Moïse pour d’autres, a su instituer le dialogue et la médiation comme un rituel dans la République.

À chacun de ses déplacements sur l’extérieur, les faucons de la Présidence allument le feu et attisent les violences. La République vit au rythme des grandes secousses créées par les thuriféraires.

L’instabilité devient chronique en Guinée. Et les apôtres de la paix se comptent au bout des doigts.

Un lundi noir évité de justesse

Rien ne semblait arrêter la machine de la violence et la surenchère. Chacun craignait du sort de la République au sortir de ce lundi de tous les risques et de tous les dangers. D’un côté, les soutiens inoxydables au maintien de l’ordre et la discipline au sein de la Cour Constitutionnelle (opposition et société civile) et de l’autre, les forces coercitives déterminées à faire respecter l’ordre public à la loi, conformément à la demande du gouvernement. Avec l’argument selon lequel, aucune manifestation n’est possible à quelques heures seulement de la célébration de l’an 60 de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale.

Les uns étaient plus que jamais motivés à braver l’autorité qu’elle soupçonne être favorable au putsch constitutionnel et les autres, engagés à fond pour faire appliquer l’ordre reçu. Tout le monde était dans la hantise. La journée de ce lundi 02 Octobre ouvrait la voie à des violences inouïes.

C’est dans ce contexte très inquiétant et très périlleux, que l’homme consensuel et très méthodique atterri sur Conakry en provenance de Lomé, où il était en mission d’État pour le retour de la confiance et le dialogue qui s’était rompu entre les acteurs politiques.

Sur les pas du fin et très rompu négociateur, le Ministre d’État, Tibou Kamara avait l’obligation de résultat. Obtenir un accord avec les différentes parties pour nous éviter un lundi meurtrier et ensanglanté. Comme à ses habitudes, l’homme réussi ou d’autres ont échoué. Comme pour dire, tenter, c’est bien mais réussir, est mieux.

Loin des sirènes médiatiques et la vigilance très télescopique de certains paparazzis à l’image des radars, le Ministre Tibou Kamara préfère agir à l’ombre sans la moindre volonté de s’offrir des trophées. Très loin des faucons et louangeurs courtisans de la République, le Ministre d’État, Ministre de l’industrie et des PME assume pleinement et assure publiquement que la paix et le dialogue sont d’une absolue nécessité pour tout État avec une démocratie balbutiante.

Selon lui, le devoir de chacun face à l’histoire, ce n’est pas d’agir pour nuire aux uns et ni pour faire plaisir à d’autres. Et le plus important à ses propres dires, l’histoire est le meilleur juge des temps et chacun répondra devant la postérité de ses actes.

Il faut prendre le bon côté de l’histoire en agissant en toute lucidité et en grand responsable pour le grand bénéfice de tous et de chacun en tant que commis de l’État.

Un retour dans un contexte de crises

Le pays renoue avec les vieux démons. Des crises multiformes se profilent à l’horizon. La confiance est presque ou totalement rompue. Plus personne ne rassure. Le gouvernement a opté pour la confrontation. Avec le SLECG, les Forces sociales, l’opposition républicaine, un seul ou l’un des rares qui bénéficie de la confiance et la légitimité de l’opinion nationale, n’est autre que le Ministre d’État Tibou Kamara.

Il est appelé dans les jours  à faire face à ces problèmes. Malgré, les tentatives et autres manœuvres dilatoires élaborées contre lui. La machine machiavélique des pyromanes de la République travaille dans l’ombre pour pousser le très encombrant Ministre vers la démission. Il fait l’objet de plusieurs campagnes de diffamation auprès de la haute autorité pour une simple question d’ego et de jalousie. Ses prouesses dérangent. Son sens d’État et la confiance de l’opinion à son égard donnent de l’insomnie à ses détracteurs. Du coup, il devient l’homme à écarter car, il est trop gênant.

Mais, ce qui est sûr, l’homme mérite respect et considération pour la survie de la République et surtout pour une garantie de paix.

C’est lui, la clé de la paix et de la stabilité.

Wassalam ! 

Par Mouctar Diallo

Administrateur Général de l’observateur.

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