Travaux publics: une quarantaine de journalistes à l’école des TP

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Pendant deux jours une quarantaine de journalistes venus des médias publics et privés du pays seront outillés sur les prérogatives du ministère des travaux publics, mais aussi sur les réalisations et l’évolution des travaux en cour dans le domaine de l’entretien routier.

Cette initiative des responsables du département en charge des travaux publics vise à préparer les journalistes à acquérir des notions dans le domaine des TP.

À cette première journée, le conseiller technique du département Lansana Koivogui est d’abord revenu sur la principale mission du département des TP. Celle de construire des routes, les entretenir et les protéger, a-t-il rappelé

« Pour construire une route, il faut faire des études, mais ce n’est pas le ministère des TP qui fait ces études, cela est fait par un cabinet d’études, aujourd’hui. La signature des contrats relève donc du ministère des TP mais qui est aussi contre signé par le ministère des Finances, et l »exécution du contrat se fait aussi par les TP et l’ACGP (Administration et Contrôle des Grands Projets). Le processus de réalisation des routes est une responsabilité partagée entre les TP, les Finances et l’ACGP » a expliqué le conseiller technique des TP Lansana Koivoigui.

Plusieurs directions concours dans la réalisation des routes mais celle de la direction nationale de l’entretien routier DNER est d’une importance capitale dans l’exécution, le suivi et l’entretien du réseau routier guinéen. Comme son nom l’indique cette direction a pour mission d’entretenir nos routes à savoir nationales, préfectorales et communautaires.

Dans son exposé le directeur général de la DNER est revenu sur l’ètat actuel du réseau routier guinéen, « la longueur du réseau routier guinéen hors milieu urbain est estimée à 43.348 Km répartis comme suit :

Les routes nationales occupent 7.625 kilomètres soit 17,59%, les routes nationales revêtues 2.400 km et celles non revêtues sont à 5.225 km. Tandis-que les routes préfectorales occupent 19.845 kilometres soit 36,63% et pour ce qui est des routes communautaires estimées à 19.845 km soit 45,78% » a fait noter Saa Yalonde Camara directeur général de la DNER

Pour ce qui est de l’état de ces 2.400 km revêtues 26% sont en bon état, 19% dans un état moyen, 50% en mauvais état et 5% sont détruites, tandis que les routes nationales en terre 9% sont en bon état, 35% dans un état moyen et les 56% en mauvais etat . Et les routes nationales bitumées représentent 31% du réseau national et supportent 81% du trafic » a ajouté Saa Yalonde Camara

Et qui parle des routes fait forcément allusion au financement des travaux à réaliser sur le terrain qui relève du fond d’entretien routier FER qui a pour objectif de recueillir et d’administrer les fonds destinés à l’entretien du réseau routier à la charge de l’État.

Conscient de l’investissement dans le domaine de l’entretien de nos routes Souleymane Traoré DG du FER lui a exhorté les populations à prendre soin de réseau routier existant. « La responsabilité de l’état de nos routes revient d’abord à ceux qui font ces routes, mais le comportement incivique de certains citoyens occasionne la dégradation rapide et poussée de nos routes en terme de surcharge et plusieurs autres facteurs liés à la mauvaise utilisation de ces routes. Donc il faut que nos concitoyens sachent qu’il y’a toujours des moments difficiles pour les TP, comme l’hivernage mais dès le mois prochain le ministère des travaux publics va réhabiliter ces différentes pour le bien être de ces même usagers » a annoncé Souleymane Traoré le DG du fonds d’entretien routier

La route n’est pas un ouvrage éternel. Elle a besoin de l’attention de tous les citoyens du pays pour atteindre sa durée de vie prescrite, ont insisté les responsables des travaux publics pour le maintien de nos routes.

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