Sortie de crise en Guinée : des acteurs de la société civile plaident pour la dissolution de l’assemblée nationale, la révision de la constitution, la formation d’un gouvernement d’ouverture…

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Une quinzaine d’organisations de la société navale guinéenne a rendue publique le mercredi à Conakry une déclaration contenant douze (12) propositions pour une sortie de crise en Guinée. Une crise exacerbée au lendemain du scrutin présidentiel du 18 octobre dernier dont les résultats donnant Alpha Condé vainqueur ont été rejetés par les opposants. Notamment le leader de l’UFDG Cellou Dalein Diallo qui s’était déclaré vainqueur dudit scrutin avant même que la CENI ne rende son verdict. Place alors à des violences avec mort d’hommes et destruction des biens publics et privés. Le pays devient ni paix, ni guerre et la crise semble latent

Comme si cela ne suffit pas, le pouvoir engage une chasse aux sorcières. Des responsables de l’UFDG et de l’ANAD sont arrêtés et jetés en prison tandis que d’autres activistes sont vivement recherchés. C’est dans cette ambiance moins rassurante que la synergie des plateformes de la société civile a fait une kyrielle de propositions. Parmi lesquelles, la dissolution de l’assemblée nationale

Aux dires du président de la Jeunesse CEDEAO Guinée Dorah Aboubacar Koïta cela s’impose eu égard, dit-il, de la non représentativité du peuple à l’hémicycle. « D’abord nous tenons à mettre tout le monde à l’aise cette proposition ne vise aucunement à contenter une personne. Mais aujourd’hui la réalité est que l’assemblée nationale que nous avons, en réalité n’est pas représentative du peuple de Guinée. Il faut dire les choses telles qu’elles sont. Quand vous prenez les résultats définitifs proclamés par la cour constitutionnelle, vous vous rendrez compte que le président de la République le professeur Alpha Condé n’a eu que 59,50% des voix, les 41% des guinéens sont où? » S’interroge l’activiste. Et de poursuivre, « nous avons besoin d’avoir un parlement représentatif du peuple de Guinée et qui prend en compte aussi la configuration sociopolitique de la nation. Il s’agit de regarder l’avenir des institutions. Certes certains partis n’ont pas participé à l’élection du 22 mars mais aujourd’hui la nécessité s’impose de se doter d’un parlement fort et représentatif » a défendu cet acteur de la société civile

Outre cette dissolution de l’assemblée nationale, la présente synergie des OSC demande la mise en place rapide d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur toutes les violences politiques de 2010 à nos jours, l’arrêt immédiat des exactions et arrestations contre les militants et responsables des partis de l’opposition et des activistes de la société civile, l’ouverture imminente d’un cadre de dialogue, la formation d’un gouvernement d’ouverture et de mission, la révision de la constitution du 22 mars, la tenue du procès du 28 septembre et la mise en place de la haute cour de justice

Cette proposition relative à la dissolution de l’assemblée nationale a eu l’effet d’une bombe au sein des parlementaires. Pour Alhousseny Makanera Kaké député de la mouvance « c’est totalement absurde de continuer à violer nos textes de lois pour des arrangements politiques »


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