Renforcement des capacités électorales des journalistes : Mme Diawara Aminata Tounkara, cheffe projet élection (SFCG) se confie à notre rédaction

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Depuis 2019, search for common ground contribue au renforcement des capacités électorales des journalistes et de la société civile pour un meilleur traitement de l’information en période sensible. Votre quotidien a rencontré ce jeudi 02 septembre la cheffe projet élection de SFCG Madame Diawara Aminata Tounkara pour mieux appréhender les bien-fondé de cette formation

Vous multipliez la formation des journalistes dans les médias, quel déficit voulez-vous combler avec cette formation ?


A ce niveau il y a assez de déficit parce-que la prestation de certains de nos journalistes, je ne dirai pas tous nos journalistes mais il y a quand même un manque de formation par endroit, une formation de base. Et Search for common ground à travers ce projet, intitulé renforcement de capacités des journalistes et de la société civile, c’est vrai ça vise une période bien donnée, une période électorale mais en même temps c’est une opportunité pour nous de former ces journalistes sur l’éthique et la déontologie de leur métier. Mais aussi leur apprendre, comment il faut faire des reportages pendant la période électorale, une période qui est vraiment sensible. Donc vous comprendrez avec moi, que le déficit à ce niveau avec les journalistes et avec tout ce que nous vivons aujourd’hui, il est vraiment visible, et nous devrons faire en sorte que nous soyons des journalistes professionnels et à ce niveau il faut une forte formation pour que nos journalistes soient parmi les meilleurs de la sous-région, je ne dirai pas du monde entier mais au moins de la sous-région.

Qu’est-ce qui est concerné par cette formation?

Vous savez search for Common Ground travaille en Guinée depuis 2002 et nous ne sommes pas à notre première formation. Donc c’est pour vous dire que Search pratiquement a travaillé avec tous les médias, que ça soit la presse écrite ou audiovisuelle. Et par rapport à cette formation, elle vise spécifiquement une trentaine de radios et quatre télés y compris les radios rurales, donc ces radios sont des radios partenaires à Search For Common Ground mais au compte de ce projet qui est financé par l’USAID et qui est mis en oeuvre par le consortium NDI et IFES, donc c’est vraiment de façon un peu particulière. C’est vrai qu’on a pas touché cette fois-ci toutes les radios comme on a l’habitude de le faire mais c’est une trentaine de radios qui est pour l’instant concernée par cette formation

Quelles sont les attentes à la fin?

Nos attentes sont très nombreuses. On aimerait voir une presse responsable. Une presse dont on ne pourra vraiment pas reprocher d’avoir fait ceci ou cela. Nous vivons aujourd’hui sous forme de plainte au niveau des autorités qui parlent de diffamation. Nous avons assez de conflits dans le pays, et nous aimerions vraiment avoir une presse aussi responsable qui pourra s’impliquer davantage dans la consolidation de la paix, qui pourra vraiment faire des articles, des émissions sur la paix, qu’ils soient des journalistes de paix, donc qu’on puisse vraiment compter sur les journalistes pour avoir aujourd’hui une grande contribution dans la consolidation de la paix dans notre pays. Surtout que nous savons qu’il y a assez de périodes sensibles dans le pays. Notamment pendant les élections et vous savez aussi que nous vivons un contexte politique un peu difficile. Et donc il est temps pour nous de nous investir, je dis en tant que journaliste parce-que moi même si je suis journaliste de formation, pour que nous puissions ensemble privilégier la paix.

Pensez-vous concrètement que les médias guinéens manquent d’outils nécessaires pour jouer pleinement leur rôle pendant les processus électoraux?

Je ne dirai pas qu’il manque d’outils parce-que comme je l’ai dit tantôt Search n’est pas à sa première formation et je sais qu’il y a d’autres institutions qui sont entrain de former les journalistes sur le journalisme sensible au conflit, sur la gestion des rumeurs ainsi de suite, chose que nous faisons nous-mêmes de façon régulière mais il est toujours bon d’apprendre parce-que c’est comme les NTIC, les choses évoluent et quand les choses évoluent nous en tant que journalistes nous devons aussi évoluer avec ces choses. Donc je me dis qu’aujourd’hui nous avons, même s’il y a multitude de cette formation aujourd’hui à l’intention des journalistes, je me dis qu’il y a toujours nécessité de renforcer les capacités des journalistes. Et aujourd’hui Search For Common Ground s’inscrit dans cette logique, et je crois qu’aujourd’hui avec la détermination des uns et des autres, c’est un pari que nous pouvons gagner sans doute

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