Rencontre PM – Urtelgui: Que cela soit connu pour ceux qui s’agitent (Par Aboubacar Camara)

Je commence cette mise au point par cette célèbre citation de Bernard Claude PIVOT, journaliste et écrivain français qui disait que  »Le journaliste est l’interprète de la curiosité publique » et, c’est par cette citation historique qu’avait débuté le président de l’Urtelgui, Sanou Kerfalla CISSE lors de notre rencontre avec le premier ministre dans le cadre des consultations mais également devant la presse au sortir de ladite rencontre.

Cette citation vaut tout son pesant d’or et reste à mon avis un vecteur de suivi continuel pour tous les journalistes dignes de ce nom car, elle interpelle justement ce dernier sur son rôle d’interprète des évènements publics et non l’instigateur de ces mêmes évènements. À l’image donc des interprétations que certains journalistes dans certains médias font de cette sortie de l’Urtelgui, je voudrais me convaincre de la non compréhension et non à une mauvaise foi de ces journalistes de ce passage pourtant éminemment important car, résumant la meilleure forme de réponse aux questions telles que  »Nouvelle constitution » ou encore les  » Législatives » quand elles sont posées à un homme de média.

Je trouve important d’apporter cette mise au point car, très malheureusement l’interprète de la curiosité publique s’est confondu à la curiosité et a fini par biaiser la compréhension de son public. Nous avons dit que le journaliste connait son rôle dans la société, il ne l’appartient pas de donner son avis arborant le manteau de journaliste sur quelque sujet que ce soit. Apprenons à écouter avant de répondre car comme le dit l’autre,  »Insensé est celui qui répond avant d’avoir écouté ».

L’Urtelgui n’entretient aucun suspense encore moins un doute sur aucun sujet ayant fait l’objet de notre rencontre avec le premier ministre. Qu’il soit su pour la gouverne de ceux qui veulent réellement entendre, nous consultons notre base c’est à dire les patrons de médias mandataires du bureau exécutif de l’Urtelgui à travers l’assemblée générale sur les questions d’intérêt national concernant uniquement la presse audiovisuelle privée pour recueillir à travers un mémo les préoccupations telles que:
1- La violation flagrante d’une loi organique la L002 portant liberté de presse en Guinée par des gendarmes, des magistrats, des partis politiques etc.
2- Le Refus de l’administration publique de permettre à la presse audiovisuelle privée de faire son travail convenablement en lui ouvrant toutes ses portes sans mauvaise intention aucune;
3- L’étranglement des médias audiovisuels privés sous le poids des charges insupportables vis-à-vis de l’Etat.
4- Etc.

Je voudrais alors savoir si ces quelques points cités ci-haut représentant une infime partie de nos problèmes majeurs actuels ne sont pas des préoccupations nationales connaissant la grande importance de l’audiovisuel privé surtout la radio qui reste à ce jour, le médium le plus accessible qu’on peut écouter en dansant, en chantant et même en conduisant?

Il convient ici et maintenant de rappeler que l’Urtelgui est une association faîtière de médias audiovisuels régie par des textes et règlements, l’Urtelgui oeuvre pour la promotion, la protection et le réseautage continu de ses membres. Elle travaille dans le strict respect des limites prescrites par ses derniers. Egalement, la démocratie au nom de laquelle nous tenons tous encore n’est pas une guérilla urbaine où, il faut répondre au coup par coup.

On nous a demandé nos préoccupations, nous donnons nos préoccupations par écrit pour les annales de l’histoire…
On a pas le temps de parler de la constitution ou des législatives car, on est occupé à donner la parole aux différents acteurs prenant partie à ces différents processus pour satisfaire la curiosité publique. En bon entendeur salut !

Aboubacar Camara

Secrétaire général de l’URTELGUI 

Coordinateur général de Gangan RTV

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