Rapport sur les violations des droits humains en Guinée : le Gouvernement « exige » de Human Rights Watch d’apporter des preuves

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Le Ministère de la sécurité et de la protection civile (MSPC) a, dans un courrier, apporté des éléments de réponses par rapport au communiqué de Human Rights Watch (HWR) publié le 29 avril 2020 affirmant que « les autorités guinéennes ont arrêté, intimidé et procédé à l’arrestation arbitraire de membres et partisans de l’opposition au cours des dernières semaines, dans une atmosphère d’insécurité liée aux restrictions imposées dans le cadre de la lutte contre la pandémie de COVID-19 ».

Dans ce même communiqué, HWR avait indiqué qu’à l’approche et pendant le double scrutin controversé, « les forces de l’ordre ont violemment réprimé les membres et partisans de l’opposition ».

Cependant, le Ministère de la sécurité précise qu’il s’agit plutôt « d’opérations de maintien de l’ordre effectuées dans le respect des textes en vigueur face à des actions extrêmement violentes d’individus décidés à empêcher d’autres guinéens d’accomplir librement leur devoir civique ».

Human Rights Watch avait aussi déclaré que « le 17 avril, la police avait procédé à l’arrestation arbitraire d’Oumar Sylla, un membre du FNDC, à son domicile de Conakry ».

Au sujet des arrestations « arbitraires » dénoncées par HRW, le MSPC confirme avoir procédé à des interpellations de « personnes en conflit avec la loi » et réfute catégoriquement que ces arrestations sont arbitraires.

Le département de la sécurité déplore du fait que la tendance des organisations de défense des droits de l’homme à systématiquement dénoncer le seul Gouvernement conforte l’opposition dans sa conviction qu’elle n’a aucune responsabilité dans la promotion et la protection des droits de l’homme.

Par ailleurs, le Gouvernement guinéen, par la voix du ministère de la sécurité et de la protection civile demande ainsi à l’ONG HRW de bien vouloir « nous remettre en copie la documentation exhaustive soutenant vos affirmations, nous indiquer les représentants du Gouvernement que vous avez eu l’occasion de consulter, et nous fournir les preuves des violations des droits humains que vous avez collectées ».


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