Propos jugés identitaires d’El Hadj Sekhouna : Aboubacar Soumah du PGDE ne trouve rien de dramatique

Des réactions se multiplient pour dénoncer les propos qualifiés d’identitaires d’El Hadj Sekhouna Soumah le Kountigui de la Basse-Côte lors d’une réunion des filles et fils de cette partie de la Guinée le weekend dernier à Toumania (Dubreka)

Interrogé, Aboubacar Soumah conseiller communal et président du parti guinéen pour la démocratie et l’équilibre a tenté de dédouaner son Kountigui tout en estimant que les propos ont été sortis de leur contexte. ‘’Il (El Hadj Sekhouna) a demandé aux enfants de la Basse-Côte de limiter la vente illicite et illégale des terres. Comment voulez-vous qu’un individu, un citoyen guinéen ait deux hectares tandis que les autres n’ont même pas une parcelle de 600 mètres carrés ?’’ a-t-il rappelé.

Sur le relent communautariste attribué à cet appel du Kountigui de la Basse-Guinée, Aboubacar Soumah n’y va pas par le dos de la cuillère. ‘’Pourquoi les gens extrapolent les choses telles qu’elles n’en sont pas ? Ils n’ont qu’à extrapoler. Moi j’ai été à Labé pour trouver un terrain, les gens ont refusé de me le vendre, c’était tout à fait légitime’’ a-t-il dénoncé tout en trouvant cela normal. ‘’Il faut qu’on appelle le chien, le chien. Un basse-côtier ne peut pas avoir dix hectares au Fouta aujourd’hui ce n’est pas possible, un basse-côtier ne peut pas avoir dix hectares aujourd’hui en Haute-Guinée, un basse-côtier ne peut pas avoir aujourd’hui avec titres fonciers dix hectares en Forêt, comment voulez-vous que ce qui n’est pas valable chez toi, soit valable chez l’autre ?’’ a-t-il commenté

Réagissant du danger que constituent ces coordinations régionales pour la paix et l’unité nationale dans le pays, Aboubacar Soumah pense que le problème est à chercher ailleurs. ‘’Ce n’est pas l’existence des coordinations régionales qui constitue un danger pour la Guinée, c’est les extrapolateurs (sic) qui constituent des dangers pour la Guinée. Qui ne sait pas que quelqu’un disait dans ce pays dans les années 90, 92 que c’est le tour des peuls, qui ne le sait pas, les partis politiques se sont fondés sur la base de cela, pourquoi on n’a pas critiqué ces gens, ce qui se dise dans les assemblées générales de ces gens, les partis ne sont pas structurés en comités de base mais plutôt en préfecture, en sous-préfecture, en district. Pourquoi on s’attaque à la Basse-Guinée qui demande à ses enfants de s’unir, de s’aimer’’ s’indigne Aboubacar Soumah président du PGDE mis en échec à la Mairie de Dixinn et transfuge de l’UFDG et de l’UFR

En un mot ou en mille, avec la politisation jusqu’à la moelle osseuse, ces coordinations menacent ou tout au moins attisent la politique de division ethnique et régionaliste dans le pays

LEAVE A REPLY