Procès FNDC : Abdourahamane Sanoh et cie regagnent leurs domiciles

Le Procès en appel des leaders du Front national pour la défense de la constitution ouvert ce jeudi 28 novembre 2019 à la cour d’appel de Conakry s’est terminé par la libération des accusés. C’était une extase avec des partisans du FNDC venus soutenir leurs collègues

Des opposants au projet de nouvelle constitution et à un troisième mandat d’Alpha Condé arrêtés courant octobre, jugés et condamnés à des peines diverses. A la demande du procureur près la cour d’appel, ils ont bénéficié d’une liberté provisoire

Dans le premier dossier inscrit, l’appel à la condamnation des sieurs Ibrahim Diallo, Sékou Koundouno, Abdourahmane Sanoh, Mouctar Soumah alias Bill De Sam, Bailo Barry, poursuivis pour manœuvre et acte de nature à compromettre la sécurité publique occasionnant des troubles graves à l’ordre public par le tribunal de Dixinn.

Dans le second dossier, Elie Kamano et Ibrahima Keita sont poursuivis pour participation délictueuse à une manifestation, provocation directe et à attroupement public non armé…

Au 3ième dossier, Badra Aliou Koné, Aboubacar Sylla et Abdoulaye Bangoura eux sont poursuivis pour participation délictueuse à une manifestation, provocation directe et offense à l’endroit du chef de l’Etat.

Dans son plaidoyer, la défense a relevé la violation systématique des articles 8, 9, 10 et 12 de la constitution avant de demander la mise en liberté provisoire de leurs clients sur la base de l’article 244 du code de procédure pénale et un renvoie en renvoyant le procès à une date de convenance du président de la cour.

Un renvoi qui leur permettrait de développer par écrit leurs moyens d’appel dans lequel tous les manquements et griefs contre le premier jugement seront relevés. Des manquements qui violent toutes les dispositions en la matière, comme l’article 5 de la constitution qui stipule que les droits et la dignité humaine sont sacrés et l’inconstitutionnalité de l’article 632.

Le ministère public sur la demande de renvoi du procès et de la liberté provisoire des prévenus n’a pas trouvé d’inconvénient. Il demande à la cour d’accepter cette injonction de la défense mais promet d’être plus prêt que la défense à la prochaine audience prévue le 5 décembre prochain.

Le président de la cour Elhadj Mangadouba Sow après la délibération a accepté la mise en liberté provisoire. Abdourahamane Sanoh et cie peuvent rentrer dans leurs familles respectives

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