Prestation des journalistes : Boubacar Yacine Diallo triste pour ses confrères

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L’humanité célèbre le 13 février de chaque année, la journée mondiale de la radio. Cette année, l’UNESCO la célèbre sous trois sous-thèmes à savoir plaider en faveur du pluralisme dans le paysage radiophonique, avec un mix de radiodiffuseurs publics, privés et communautaires; encourager la diversité dans les salles de rédaction, avec des équipes reflétant les divers groupes de et représentations de la société; et promouvoir la diversité éditoriale et la diversité des programmes reflétant la variété des audiences. En Guinée, cet anniversaire intervient en un moment de crise économique qui menace le devenir de ce média

A l’occasion, le journaliste Boubacar Yacine Diallo ancien ministre de l’information également ancien président du conseil national de la communication CNC a porté un regard sur la prestation de ces confrères guinéens. ‘’Sur la qualité on peut bien en désespérer, elle laisse parfois à désirer’’ a-t-il réagi avant de situer l’origine de cette mauvaise prestation. ‘’On n’a pas recruté souvent des journalistes, on a recruté ceux qui ne coûtent absolument rien, ceux qui s’engagent à y arriver par effraction, ceux qui n’ont ni la formation, ni la morale de la profession, ceux qui ignorent tout de l’éthique, de la déontologie et des lois qui réglementent la liberté de la presse’’ a présenté Yacine Diallo tout en reconnaissant que cela n’est pas propre qu’aux radios mais à l’ensemble des médias guinéens

Plus loin, ce doyen de la presse guinéenne soutient que le gouvernement n’investit pas trop dans la formation des journalistes. ‘’Il est vrai qu’on a créé des instituts par-ci, par-là prétendument pour former les journalistes alors qu’on devrait former les journalistes comme on forme les chirurgiens d’autant qu’un chirurgien tue une personne mais un journaliste mal intentionné ou mal formé peut faire tuer beaucoup de personnes’’ a fait noter Boubacar Yacine Diallo chez nos confrères de Sabari FM. Outre ce manque de formation comme raison, poursuit-il, la plus part des entreprises de presse sont des entreprises unipersonnelles gérées par une personne avec parfois ses humeurs, parfois avec ses intérêts qui souvent jouent négativement sur la qualité de la rédaction, parfois c’est la censure qui vient tout détruire. Comme troisième raison, renchérit Yacine Diallo, c’est la rareté des ressources qui entraînent le non-paiement des journalistes par endroit exposant ceux-ci à la recherche du gain facile et à la corruption


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