Présidentielle 2020: La CODECC n’a pas un autre candidat qu’Alpha Condé (déclaration)

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Le RPG Arc-En-Ciel s’apprête à investir officiellement son candidat pour la prochaine élection présidentielle dont le premier tour est fixé le 18 octobre, du moins, proposée par la CENI. Le parti au pouvoir projette sa convention pour les 05 et 06 août. Sauf miracle, Alpha Condé devrait être ce candidat. En attendant, la CODECC (Coalition Démocratique pour le Changement dans la Continuité) a porté son choix sur le président sortant. Elle en a fait la déclaration ce lundi. Et c’est l’ancien porte-parole de l’opposition Aboubacar Sylla aujourd’hui ministre d’Etat aux Transports. Lisez

Mesdames et messieurs

Tout d’abord, je voudrais me féliciter vivement de l’organisation en ce jour, de la convention nationale de la Coalition Démocratique pour le Changement dans la Continuité (CODECC), consacrée à la désignation du candidat de notre mouvement à l’élection présidentielle d’octobre prochain. A ce titre, je salue, l’ensemble des efforts consentis par les leaders de notre organisation ainsi que ses nombreux militants et sympathisants, en faveur de l’aboutissement des présentes assises.

En nous rassemblant aujourd’hui, au sein de cette entité, la CODECC qui permet une grande synergie de réflexions et d’actions politiques, à la suite des succès qui ont couronné nos travaux au sein de la Coalition Démocratique pour une Nouvelle Constitution (CODENOC), les acteurs de la vie nationale que nous sommes, réaffirmons et renouvelons, à nouveau, notre engagement en faveur de la consolidation de notre tissu démocratique ainsi que la défense de l’exercice par notre peuple de son droit absolu et inaliénable à disposer, lui-même, de son destin.

Un peu plus de quatre (4) mois après la consultation référendaire, quand je regarde le chemin que nous avons parcouru ensemble avec la CODENOC, depuis son lancement, jusqu’à la date historique du 22 mars et le plébiscite populaire qui a consacré, en définitive, le projet de Constitution, nous avons tous le droit d’être fiers de l’œuvre que nous avons accomplie dans l’intérêt supérieur de la nation.

En ayant présent à l’esprit, les grands enseignements de l’action de la CODENOC, notamment l’unité d’action et la compréhension mutuelle qui ont constamment caractérisé les rapports de ses leaders et qui ont permis de demeurer débout et d’atteindre les objectifs fondateurs du mouvement, je nourris l’espoir qu’en continuant aujourd’hui dans cette même voie, il n’y a pas de raison qui s’opposerait à la réalisation des buts qui ont présidé à l’avènement de la CODECC.

Avant de poursuivre, je voudrais aussi remercier tous les participants à cette convention notamment, les membres des délégations des partis politiques qui ont fait le voyage de Conakry, venus des villes et des villages à travers tout le pays, pour apporter leur contribution à la réussite de ces travaux. Je voudrais également saluer vous tous ici, qui nous faites l’honneur et le bonheur de rehausser de votre présence ces cérémonies.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Mesdames et messieurs,

Notre convention nationale se tient au moment où le pays vient de sortir d’un processus de réforme constitutionnelle vitale qui a abouti, le 22 mars dernier, à l’adoption par notre peuple souverain d’une nouvelle Constitution, fondatrice de la IVème république.

Ce processus de réforme constitutionnelle dictée par les impératifs incontournables de renforcement de notre tissu démocratique et de notre vie nationale a permis à notre pays de corriger les nombreuses lacunes constitutionnelles qui avaient gangrené notre vie publique pendant près d’une décennie, maintenant le pays dans une situation exceptionnelle qui n’avait que trop duré.

En effet, en plus d’avoir résolu définitivement la question fondamentale de légitimité démocratique et de corriger les nombreuses et graves insuffisances constitutionnelles, la Constitution du 14 avril a renforcé le régime de régulation de notre dispositif institutionnel et consolidé l’étendue et le nombre des libertés publiques et des droits fondamentaux consacrés. La répétition étant pédagogique, à titre illustratif, je voudrais encore revenir sur quelques progrès opérés par le texte constitutionnel. Il s’agit entre autres de :

  • L’abolition de la peine de mort,
  • L’abaissement de l’âge de l’éligibilité,
  • L’interdiction des mutilations génitales féminines,
  • L’interdiction du travail des enfants,
  • La redistribution des richesses nationales,
  • La promotion de la parité homme-femme,
  • Le renforcement du pouvoir législatif,
  • La suppression de l’esclavage,
  • La suppression du travail des enfants,
  • La création du fonds national de développement des jeunes,
  • La protection des droits des personnes handicapées et défavorisées,
  • La promotion de l’unité et l’intégration africaine,
  • La protection de l’environnement,
  • La rationalisation du fonctionnement des institutions républicaines

Au regard de ces avancées démocratiques notables intervenues, les espoirs d’un renouveau démocratique, de promotion des droits humains et de progrès socio-économiques sont désormais permis pour la Guinée ainsi que pour son rayonnement sur la scène internationale.

C’est pourquoi, aujourd’hui, nous anciens de la CODENOC ainsi que tous ceux qui ont promu ce processus référendaire, nous pouvons nous féliciter pour avoir été du bon côté de l’histoire en contribuant tant soit peu, aux côtés de notre valeureux peuple à l’avènement d’un nouveau « contrat social» qui répond aux exigences de l’équité et de la modernité démocratique.

Et quand nous jugeons, avec toute la lucidité que le recul permet aujourd’hui, les actions de ceux qui ont voué aux gémonies ce processus et ont agi à tort, de manière répréhensible et inacceptable pour l’empêcher, nous nous rendons bien compte qu’ils avaient fait totalement le mauvais choix. Même s’ils ne répondent pas encore aujourd’hui de leurs actes, inévitablement un jour, l’histoire, juge implacable, témoignera à leur sujet et racontera pendant longtemps aux générations de demain, que lorsqu’il a été question de redonner au peuple, seul dépositaire de la souveraineté, son droit naturel à disposer d’une Constitution en vue de garantir l’équilibre démocratique, un groupe d’individus minoritaire dans le débat national, par calcul politicien et appétit du pouvoir s’y est opposé, à coups de discours et d’actions belliqueux qui ont nui gravement à la stabilité sociale et à la sécurité des personnes et des biens dans de nombreuses localités du pays.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Mesdames et messieurs,

Sous le régime de la Constitution du 14 avril, nous entamons désormais notre inexorable marche vers la prochaine élection présidentielle qui consacrera historiquement et démocratiquement, le premier sixtennat pour un citoyen de la IVème république.

Ce processus électoral crucial en cours devra définitivement sonner le glas d’une ère politique révolue qui a malheureusement été trop émaillée de mesquineries politiciennes et de drames politiques qui ont profondément fragilisé le tissu social et nui à l’ancrage démocratique et à la paix civile. Il devra aussi annoncer, sans nul doute, le début d’une ère nouvelle, plus sûre et plus apaisée, à l’aune des impératifs de qualification de notre vie publique.

Dans l’attente de ce premier mandat présidentiel à venir et le nouveau départ qu’il consacrera, nous sortons de près de dix ans de gouvernance du Président Alpha CONDE à la tête de notre grande nation. Un mandat qui a été entamé en 2010 alors que les nuages s’amoncelaient et qu’on prévoyait le chaos après des mois de crises majeures au sommet de l’Etat.

Cette décennie qui est en train de s’achever, malgré les nombreux défis sanitaires et politiques qui l’ont profondément ébranlée, a vu s’ouvrir et se réaliser durablement des chantiers historiques en faveur du développement économique et du bien-être individuel.

En effet, partout dans le pays, dans des grandes agglomérations ou encore dans des hameaux reculés, les progrès accomplis, au cours de la décennie écoulée, que ce soit dans les domaines de l’énergie, des infrastructures, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de l’hôtellerie, de la défense, de la sécurité, de la justice ou encore de la diplomatie sont bien visibles et ont permis au pays de combler plusieurs années de retard dans son processus de développement socioéconomique.

Et quand nous regardons d’où nous venons, depuis l’accession à la magistrature suprême de notre pays du Professeur Alpha Condé, quand nous jetons un regard rétrospectif sur les progrès enregistrés depuis 2011, nous nous rendons bien compte de l’importance du travail fait, des avancées majeures enregistrées et nous avons tous le droit d’espérer en l’avenir de notre pays.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Mesdames et messieurs,

Dans le contexte d’une sous-région en proie à des défis sécuritaires et des risques terroristes majeurs, d’une région qui fait de plus en plus face aux demandes de progrès et de bien-être et dans un monde globalisé qui impose chaque jour de nouveaux défis, l’élection présidentielle d’octobre prochain, constituera un tournant crucial dans l’histoire de la Guinée.

Le 18 octobre prochain, les Guinéens se rendront aux urnes et seront face à l’Histoire. Ils auront à décider en toute indépendance du présent mais aussi et surtout de l’avenir. De leur choix, dépendra le destin de notre grande nation pour les six prochaines années. Ce choix doit être celui de la raison et envers et contre tous. Ce choix devra, pour chaque citoyen, être celui de la responsabilité et du patriotisme.

Face à un bilan gigantesque qui rassure sur les perspectives de lendemains meilleurs de stabilité, de démocratie, de prospérité socioéconomique et de bien-être pour tous, seront surement annoncées par les adversaires politiques, des promesses de monts et merveilles établies sur la base de légers calculs politiciens qui ne présenteront aucune crédibilité, aucun gage d’assurance. Il faudra alors choisir, non seulement pour soi-même, mais aussi et surtout pour la Guinée et les Guinéens.

C’est pourquoi, en procédant au choix du candidat, nous ne devons jamais oublier que parmi les demandeurs de suffrages, il y aura certains parmi eux qui ont eu, par le passé, à occuper de hautes fonctions au plus haut sommet de l’appareil d’Etat et qui ont eu les coudés franches, mais qui ont malheureusement préféré se servir et non servir le pays.

La situation de notre pays d’avant 2011 en dit long sur cet état de fait qui explique le paradoxe entre le fort potentiel économique du pays et le faible niveau de vie des populations.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Mesdames et messieurs,

Le but de la présente convention est de donner la parole aux militants de la CODECC et de leur laisser le soin de procéder au choix démocratique du candidat de la CODECC qui portera dignement nos couleurs à la faveur de la présidentielle d’octobre prochain et nous mènera jusqu’à la victoire finale. Pour nous les Leaders, comme le dit la sagesse : « la voix du peuple est la voix de Dieu » cet exercice vous revient de droit.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Chers participants,

Mesdames et messieurs,

En choisissant notre candidat, nous ne devrons pas oublier qu’il devra être une femme ou un homme, de grandes vertus d’Etat et de consensus politique, un candidat qui pourra parler aux citoyens, qu’ils soient jeunes, femmes ou adultes, de toute confession et catégorie sociale, du nord au sud, de l’Est à l’ouest du pays et leur parler de la Guinée d’aujourd’hui et de demain.

Aussi, notre candidat devra être une femme ou un homme de rassemblement et de grandes aptitudes afin de pouvoir poursuivre et terminer de grands chantiers de développement ouverts en faveur des populations.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Mesdames et messieurs,

Pour nous de la CODECC, la souveraineté populaire est toujours le fondement de la démocratie, la paix sociale elle, est le gage du développement, la contradiction pacifique, l’essence du débat et la sagesse, la vertu du Gouvernant.

Pour nous de la CODECC, le peuple de Guinée a eu raison hier, il a raison aussi aujourd’hui et aura encore raison, demain.

Pour nous de la CODECC, la prochaine élection présidentielle qui consacrera le premier mandat de la IVème république ne s’organise pas pour un candidat encore moins contre un autre. Chaque Guinéenne ou Guinéen, qui le désire et qui remplit les critères de candidature devra pouvoir librement s’y présenter. Le droit d’être éligible comme Président de la République est une liberté fondamentale que nous offre la Constitution de la République.

Mesdames et messieurs les Leaders,

Chers participants,

Mesdames et messieurs,

Faisons tous le bon choix, le 18 octobre, faisons le meilleur choix et mobilisons-nous partout, dès aujourd’hui, jusqu’au jour du scrutin pour consacrer dans les urnes, la victoire de la démocratie sur l’anarchie, le triomphe des lumières sur les ténèbres et le succès de la paix sur la violence, afin de consolider les fondements de notre nation.

En souhaitant que nos travaux soient productifs et soient couronnés de succès, je déclare ouverte la présente convention d’investiture de la CODECC.

Vive l’élection présidentielle !

Vive la CODECC !

Vive la Guinée !

Je vous remercie !

Aboubacar Sylla, président du parti UFC,

Coordinateur général de la CODECC


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