Politique : les réseaux sociaux ou le virage qui menace dangereusement l’avenir du débat politique en Guinée

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La libéralisation de l’espace audiovisuel guinéen en 2006 est incontestablement l’une des grandes avancées démocratiques depuis l’indépendance de la Guinée (1958). De nos jours, le pays compte une soixantaine de médias privés. Ces radios et télévisions contribuent au respect de la liberté d’expression et offre un espace de débat et de dialogue aux acteurs politiques. Seize années après cette libération des ondes, ces médias traditionnels bataillent d’ardeur avec les nouveaux médias (réseaux sociaux).

Qu’il s’agisse de Facebook, de Twitter, d’Instagram ou de WhatsApp, excusez du peu, l’on assiste aujourd’hui à une forte mutation qui impacte considérablement le débat politique en Guinée. Chacun y vient d’ailleurs faire sa religion. La meilleure source d’infos, par ricochet le meilleur espace de débats est tenu par la nouvelle génération de « conscience minime », communément appelée ‘’communicants des partis politiques’’. Leur spécialité est d’aligner des discours tendancieux et divisionnistes qui sapent le vrai débat politique en Guinée. Le virage est dangereusement grand ouvert avec des conséquences que nul ne peut deviner avec exactitude. Ainsi, le débat politique devient stérile et perd le sens normal. Les différentes publications sur ces nouveaux média attisent parfois la haine et alimentent les tensions entre la mouvance et l’opposition.

Pourtant même si la liberté d’expression est un principe démocratique, certains partis, du moins, beaucoup de leaders pourraient par inadvertance ou inconsciemment creuser leur propre tombe avec cette omniprésence de ces communicants, étant donné que les textes réglementaires dont la loi L/2016/037 relative à la cyber-sécurité et la protection des données à caractère personnel en République de Guinée sanctionne ces dérapages

Cette influence des nouveaux médias devrait rapidement s’inverser pour que l’horizon politique s’éclaircisse et occasionne un dialogue franc et inclusif. Pour minimiser cette menace des réseaux sociaux, l’annonce du dialogue fait par le Chef de l’Etat  serait une alternative judicieuse. Mais, osons le dire, que cela sera encore difficile puisse que les partis restent figer sur leurs position depuis la rupture du dialogue en 2019. L’engagement de la jeunesse consciente est donc nécessaire pour une nouvelle direction avec un nouveau discours dans la politique. Cela, pour permettre à la jeunesse consciente de promouvoir la politique autour des valeurs et des identités collectives, et non  autour de l’identité ethnique et communautaire qui caractérise malheureusement le débat en Guinée.

Cette analyse est initiée par Search For Common grou3nd en collaboration avec le NDI (National Democratic Institute) sur financement de l’USAID


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