Manifestations politiques en Guinée: « il est temps d’arrêter ce massacre » plaide Dansa Kourouma (CNOSCG)

——————Mise en garde———
Cette fois-ci nous voulons savoir qui a tué ?
Les jeunes guinéens méritent mieux que d’être tués froidement lors des manifestations politiques.
Je m’adresse au ministre de la justice, en sa qualité de garde de sceaux, il doit nous donner des justifications claires et présenter devant le peuple de Guinée les responsables de ces tueries.
Pour que la paix que nous souhaitons soit possible, l’Etat doit se montrer responsable, juste et équitable.

Aux jeunes de Guinée, tirons les leçons de ce parcours violent et meurtrier et refusons donc d’être livrer en agneau de sacrifice.
Il est temps et grand temps d’arrêter ce massacre. Car cette lutte nous ne la contrôlons pas et en cas de victoire nous serons mis à l’écart comme à l’accoutumée.

Aux hommes politiques de notre cher pays, que d’espoirs déçus, ces corps présentés en signe de victoire après les manifestations ne peuvent-ils pas être éviter?

C’est l’ultime appel du CNOSCG, c’est le moment où jamais d’arrêter ce bras de fer qui se termine toujours d’une manière ou d’une autre autour d’une table. Alors profitons de la magie du dialogue pour nous entendre au moment où c’est possible. Ainsi nous saurons dans la sérénité éviter à notre peuple des supplices inutiles et épargner des vies humaines.

Nos contradictions par manque de courage politique et de grandeur d’esprit sont devenues des mésententes et des divisions profondes qui sont au lieu d’être contenues par le dialogue et l’application correcte de nos lois sont de plus en plus aggravées par l’injustice, la haine de l’autre, l’arrogance et l’incivisme.

Il encore temps comme nous avons toujours réussi à le faire, mais après des morts d’hommes, des blessés et des dégâts matériels importants de savoir arrêter les choses alors qu’il est encore temps. Car nous savons que toutes nos revendications se sont terminées dans la douleur, les meurtrissures et les blessures physiques et morales. Mais ceux qui ont été investis après nos luttes n’ont jamais tiré les leçons du passé pour mieux préparer l’avenir. Même en dotant le pays d’une justice indépendante et d’une sécurité républicaine nous sommes toujours à mi chemin d’un parcours long et inachevé.

Les institutions et mécanismes codifiés après les évènements douloureux ont été parfois tronqués, fragilisés ou inappliqués par ceux qui ont été investi de la confiance du peuple.

Alors c’est le bon moment d’arrêter les choses parce qu’il est encore temps de dialoguer dans la sérénité. Aucune lutte n’est digne si elle sacrifie impunément des innocents.
Justice_dialogue_paix

Dansa Kourouma

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