Maison centrale: La justice dément la mort par « tortures » d’un sexagénaire

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Interpelé le 24 octobre dernier à son domicile, Elhadj Ibrahima Sow est décédé le mardi, 17 novembre, à l’hôpital Ignace Deen après trois semaines de détention à la Maison centrale de Conakry. Agé de 68 ans, le vieux fait partir des nombreux citoyens arrêtés en marge des violences post-électorales en Guinée et mis en prison en attendant leur procès.

Selon sa famille, le défunt est mort suite à des tortures subies en prison. C’est ce qu’a soutenu ce mercredi dans l’émission les GG, Boubacar Sow, un des enfants du défunt. « Notre papa avait une santé de fer au moment de son interpellation. On ne peut donc pas invoquer un cas de maladie pour expliquer sa mort » a-t-il soutenu

Pour lui, son papa a été torturé en prison chose qui a conduit à son décès « Mon papa a été assassiné, il a été tué par le pouvoir en place sous l’effet de la torture qu’on lui a infligée en prison. C’est bien sûr qu’il est mort à Ignace Deen mais c’est presqu’un corps qui a été déposé à Ignace Deen. Si toutefois on dépose un malade qui ne peut même pas remuer un doigt, il ne parlait rien, c’est un mort. Et nous constatons aussi les brulures sur son corps, les effets de tortures ; il y a les preuves ; nous avons les images », a expliqué le fils de la victime.

Du côté du ministère de la Justice, le département que M. Sow est décédé dès suites de maladie et non de la torture. « le vieux Elhadj Ibrahima est certes décédé, nous le regrettons, mais il est décédé des suites de diabète à l’hôpital Ignace Deen à 22h. Il n’a subi aucun traitement qu’on peut qualifier de dégradant » a soutenu Sekou Keita responsable communication


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