Les femmes du FNDC à l’ambassadeur de France en Guinée: « il faut arrêter Alpha Condé… »

0
256

Un groupe de femmes du FNDC a été reçu ce lundi par l’ambassadeur de France en Guinée. Elles étaient, ont-elles déclaré, venues à la rencontre du diplomate français pour lui porter leurs préoccupations face à la volonté vaille que vaille du président Alpha Condé de faire adopter à la Guinée une nouvelle constitution via un référendum

Consécutivement à cela, ces femmes  ont invité la France à prendre ses responsabilités pour empêcher le président Condé, selon leurs propres mots, de tripatouiller la constitution. « Nous avons voulu rencontrer l’ambassadeur compte tenu des relations historiques qui existent entre notre pays et la France et surtout de la position stratégique qu’occupe la France dans notre pays. Nous nous sommes dits que si la France prend ses responsabilités, ils peuvent influencer, utiliser les moyens à leur disposition pour arrêter monsieur Alpha Condé dans sa logique de changer notre constitution » a plaidé Hadja Maïmouna Bah Diallo vice-présidente des femmes de l’UFDG avant de renchérir que « les articles qui concernent Alpha Condé ne l’arrange pas parce qu’ils sont intangibles ». Donc, conclue-t-elle, toute cette mascarade c’est pour s’octroyer un mandat à vie

Hadja Maïmouna Bah Diallo n’a pas manqué de rappeler le rôle des femmes pendant les périodes de troubles. « En tant que femme, en tant que mère, nous sommes venues demander humblement parce que quand il y a conflit dans notre pays nous sommes les premières victimes. Nous leur avons demandé de peser de tout leur poids pour arrêter Alpha Condé dans sa direction de tripatouiller la constitution » a pesté la numéro 2 des femmes du parti de Cellou Dalein Diallo

Par ailleurs, la porte-parole des femmes du FNDC a dénoncé la lenteur de la justice dans des dossiers. « La justice guinéenne n’a jamais fait ses preuves, nous avons 104 tués au niveau de l’opposition guinéenne, plus de 150 morts au stade du 28 septembre (massacre de 2019, ndlr), combien de femmes violées? Combien de disparus? Comment voulez vous qu’on ait confiance? » s’interroge Hadja Maïmouna Bah Diallo de l’UFDG

LEAVE A REPLY