Interdiction aux avocats d’intervenir dans les médias: le bâtonnier apporte des précisions

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Le bâtonnier de l’ordre national des avocats de Guinée a conféré ce mardi 29 octobre avec la presse. Une rencontre au cours de laquelle Me Djibril Kouyaté a tenu à lever les quiproquos qui ont éclaté au lendemain de sa circulaire en date du 23 octobre dernier interdisant à ses confrères d’intervenir sur les médias en respect au principe de l’article 61 de leur corporation

« Je n’ai fais interdiction à aucun avocat de prendre la parole en public en tant que citoyen pour exprimer librement ses opinions politiques, philosophiques ou religieuses. Je n’ai fait interdiction à aucun avocat d’informer le public sur des événements traités à chaud au sortir de l’audience, lorsque le micro lui est tendu pour donner ses impressions » a d’abord réagi Maître Djibril

Poursuivant, il précise « je n’ai fait que interpeller les avocats à respecter les règles qui régissent leur profession. J’ai seulement rappelé les dispositions de l’article 61 de la loi 014 du 26 mai 2004 qui sont connues de tous les avocats. Ces dispositions ont pour objectif d’empêcher la tentation naturelle de l’avocat d’organiser autour de lui une publicité personnelle »

La profession d’avocat est un métier apolitique donc il est important de rappeler aux avocats cette notion, estime le bâtonnier Djibril KOUYATÉ. « Le barreau est très attentif à toute intervention radiodiffusée ou télévisée sur des questions non essentiellement juridiques. Car notre corporation est apolitique et n’est pas dédiée qu’ à la cause de la justice et du droit en Guinée. C’est pourquoi l’obligation est faite à l’avocat de solliciter l’autorisation soit du conseil de l’ordre soit du Bâtonnier afin de garantir la neutralité de notre institution ainsi que son indépendance »

L’avocat qui sollicite cette autorisation doit au préalable exposer au conseil ou au bâtonnier les grandes lignes de son intervention. « Tout le monde sait que les avocats sont jaloux de leur liberté et de de leur indépendance, ils le sont tellement, qu’aucun Bâtonnier ne peut s’y prendre au point d’aller recueillir des ordres ailleurs que de son conseil de l’ordre ou de son assemblée générale », a-t-il conclu

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