Fria: De vives tensions dans la nuit passée, des blessés, des biens détruits et emportés

Nous le craignons dans une précédente dépêche que la nuit dernière pourrait être très agitée à Fria. C’était consécutif à l’arrivée d’un contingent des forces de l’ordre venu libérer le bloc administratif investi par un groupe de femmes qui exigeaient le départ sans condition de la préfète Gnalen Condé

Dispersées à coup de gaz lacrymogène, elles ont continué à battre le pavé dans les rues de la ville des alumines de Guinée. Place alors à des échauffourées entre elles et les forces de maintien d’ordre. La tension monte d’un cran et d’autres citoyens jusque-là en retrait de cette manifestation des femmes entrent alors dans la danse. La situation se dégénère

Ainsi des violences éclatent et gagnent du terrain. Déterminés à restaurer l’autorité, les agents composés de gendarmes et de policiers venus de Boke et de Conakry se livrent à une représaille jusque dans les concessions. Des citoyens sont violentés, maltraités comme de sales vulgaires, des concessions défoncées. On parle de blessés et de biens emportés. Contre cette violence inouïe, les populations opposent des barricades avec de gros cailloux, des pneus brûlés par endroit, des tables et autres bidons abandonnés sur la chaussée. Fria ne faisait pas bon vivre hier nuit.

Parmi les victimes, le correspondant de Guineenews qui a été pris à partie par des gendarmes, a rapporté mosaiqueguinee. Cette troisième journée des manifs pourrait enregistrer d’autres actes. À moins que la raison ne prenne le dessus.

En un mot ou en mille, Fria ne mérite pas ça. Une ville qui sort peu à peu des années de désolation suite à la fermeture de son usine et qui commençait à reprendre progressivement la joie de vivre

Fanah Koba Cissé

Notre correspondant sur place

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