Fermeture de l’usine Cashew Holding où la simple comédie du colonel Tiégboro

C’est une opération qui ressemble à une pièce de théâtre dont toto pourrait MDR –mourir de rire-. Encore une fois, le colonel Moussa Tiégboro Camara fait montre d’une légèreté sans commune mesure en procédant à la fermeture pure et simple de la filiale Cashew Holding de Guinée aux motifs que les conditions de vie et de travail n’y sont pas réunies. Cashew Holding dont les installations sont à Dubreka est la société qui s’occupe de la transformation et la commercialisation de l’anacarde

Lors de sa descente musclée sur les lieux en milieu de semaine passée (le 12 avril), le patron des services spéciaux de lutte contre la drogue, le terrorisme et le crime organisé accompagné de l’inspection générale des unités industrielles a mis la clé sur le paillasson parce que tout simplement deux à trois des centaines d’employés auraient présentés des contusions sur leurs bras dues, ont-ils dénoncé, aux conditions rudimentaires de travail. Pire, ajoutent-ils, la salle manque de ventilation. Toute chose qui a irrité cet ancien officier du CNDD inculpé dans le massacre du 28 septembre 2009 aujourd’hui dans les bonnes grâces du régime de Conakry. C’est un autre dossier que les guinéens attendent dont nous ne nous attardons pas ici

Pour revenir à la fermeture de cette unité industrielle la plus grande voir l’unique dans la sous-région, l’on se pose une à deux questions des toutes simples. Les services spéciaux de lutte contre la drogue, le terrorisme et le crime organisé sont-ils devenus le tribunal du travail ou l’inspection générale du travail pour connaître des éventuels problèmes dans l’exécution d’un contrat de travail ? La transformation de l’anacarde et son exportation constitue-t-elle un crime organisé ou un terrorisme ? En attendant de vous livrer les secrets de cette surprenante décision de Tiégboro et toute la chaine d’officiers de l’armée impliqués, l’on est tenté de dire d’être face à une mise en scène qui ne serait pas loin des films à la pèssè ou lewoudjèrè. Nous y reviendrons

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