[Édito] Sortie de crise: la dissolution de l’assemblée nationale ou le mal nécessaire!

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Un lendemain incertain se dessine pour l’avenir politique en Guinée. La radicalisation du leader de l’UFDG n’est pas de nature à espérer une sortie rapide de la crise post-électorale.

En effet et pour rappel, Cellou Dalein Diallo puis qu’il s’agit de lui multiplie des sorties musclées sur les réseaux sociaux pour poser comme alternative, la seule persiste-t-il, d’une sortie de crise la reconnaissance de sa victoire à l’élection présidentielle du 18 octobre passé. Face à Alpha Condé pourtant déclaré par la CENI l’institution habilitée à donner les résultats provisoires globaux comme vainqueur de ladite élection avec 59,49%. La paix dès lors est plus que menacée. En font foi le bilan macabre d’une vingtaine de morts (source gouvernementale) et de destruction de biens publics et privés

Dans la recherche de solutions, une mission conjointe ONU-UA-CEDEAO a obtenu la levée du siège au domicile du principal opposant mais vraisemblablement sans réussir à convaincre Dalein à baisser de garde dans sa revendication de victoire. Ce que le leader de l’UFDG a martelé quelques heures seulement après la levée de cet embargo. Alors comment sortir de cette crise? La question se pose avec acuité. Place alors à des éventuelles concessions

De l’avis de moult observateurs, l’assemblée nationale pourrait être mise dans la balance. Fortement aux couleurs du RPG ARC-EN-CIEL avec 79 députés sur 114, le parlement pourrait être dissout par le président Alpha Condé avec à la clé l’organisation de nouvelles élections législatives. Les cartes seront redistribuées. L’UFDG tant bien que ses pairs de l’opposition pourraient y participer pour jouer le contre pouvoir et contrôler l’action gouvernementale avec une possibilité de la présidence au parti de Cellou Dalein Diallo ou une ponction sur le nombre de députés de la mouvance. Un schéma, la dissolution bien sûre, auquel l’actuel président de l’assemblée Amadou Damaro semble favorable pour sauver la situation. Car, dans le camp du parti au pouvoir, il est quasi impossible de penser à une renonciation de la victoire d’Alpha Condé

Ce schéma, s’il est proposé, l’on se demande si Cellou Dalein Diallo l’accepterait après qu’il se soit déclaré président de la République.

En tout état de cause, avec le risque d’enlisement, il est à admettre que nul n’en sortira gagnant. Place donc à la raison


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