Edito: Nouvelle constitution, législatives, présidentielle en 2020: Attention à la faute politique !

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L’opposition décide de ne pas aller aux législatives du 16 février. Une décision courageuse mais visiblement risquée à mon humble avis. Aujourd’hui, elle est vent debout et conjugue toutes les forces et énergies pour barrer la route à toute propension  de changement constitutionnel qui serait de nature à prolonger illégalement le bail de M. Alpha Condé au palais Sékhoutoureya.  Le fait est que le mandat de ce dernier s’effiloche à mesure que l’année en cours déroule ses jours et ses mois. Ainsi donc, le on s’achemine vers le fatidique mois de décembre avec de       très fortes appréhensions. Pas besoin ici de revenir sur les nombreux cas de morts, trente déjà depuis le 14 octobre, et puis les destructions d’édifices publics et privés, j’en passe. Un triste constat dénoncé au-delà de nos frontières

Fort de son droit et dopé par le soutien de la rue, le FNDC ne compte pas baisser pavillon. En face les partisans d’un troisième mandat se cramponnent alors que de nombreuses voix haut placées d’ici et d’ailleurs invitent le président Condé à entendre raison. Mais l’intéressé s’emmure dans un silence  assourdissant et semble insensible au sang d de ses compatriotes qui continue de se verser à longueur de manifestations d’opposition au

Combien de vies tomberont hélas d’ici décembre et visiblement au-delà ? Bien malin qui le prédira, mais, sauf à se risquer de  réussir son projet en enjambant des montagnes de cadavres, Alpha Condé et ses partisans auront grand mal à faire aboutir ce projet qui par ailleurs met à nu leur agenda caché.

En attendant, il est certain que l’indifférence qui caractérise cette campagne pour les élections législatives augure très mal des échéances futures. Autre évidence qui mérite d’être notée, tout se passe comme si dans leur alliance, les forces d’opposition et celles de la société civile ont réussi à pousser l’exécutif à la faute par ce bilan macabre d’une trentaine de morts déjà…

En tout état de cause, au nom de la paix et de l’équilibre démocratique, un report des législatives me paraît juste équitable et opportun. C’est peut être une option de la dernière chance qui permettra  d’éviter à notre cher  pays des lendemains tumultueux. Dieu sait que le peuple de Guinée n’en veut souverainement plus.

C’est juste ma lecture


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