Des journalistes condamnés à un an de prison avec sursis: le Syndicat de la presse privée annonce des « actions énergiques »

0
220

Le verdict est tombé dans l’affaire opposant les journalistes de l’émission Africa 2015 sur Nostalgie Fm à une directrice d’écolee privée. Ils ont été condamnés à deux mois de prison avec sursis avec une amende de 500.000 gnf chacun. Le SPPG mécontent de cette décision du juge a fait une déclaration qu’il a rendue publique ce 14 janvier 2021.

La déclaration lue à la maison de la presse fait état du retrait de la décision faute de quoi d’autres actions pourraient être engagées pour éviter de museler la presse. Un sit-in devant le tribunal de première instance de Kaloum pour dénoncer cette décision qualifiée de « liberticide et juridiquement infondée » pourrait avoir lieu. Ils espèrent ainsi pousser le juge Abdoul Gadiri Diallo à démissionner après avoir reconnu sa faute.

« En pareille circonstance, si la personne qui se sent diffamer décide de porter plainte, le juge saisi du dossier doit avoir pour référence, la loi 002 qui dépénalise les délits de presse en République de Guinée », rappelle la secrétaire générale par intérim. Ce qui la motive à appeler les hommes de médias à la solidarité. « Le SPPG demande à tous les hommes de médias de se mobiliser contre cet acte qui, en réalité, n’est qu’un coup d’essai pour ceux qui veulent museler la presse dans notre pays. Si cette condamnation à la prison avec sursis passe aujourd’hui, ils prononceront demain une peine à la prison ferme », alerte Diaraye Guirassy.

« Pour marquer notre désapprobation totale à cette décision illégale, nous allons mener une série d’actions qui commencera par un sit-in devant le tribunal de première instance de Kaloum. Et si rien n’est fait pour annuler cette faute judiciaire qui devrait pousser celui qui l’a prise à la démission pour sauver l’honneur de la noble profession de magistrat, nous annoncerons d’autres actions encore plus énergiques », annonce la secrétaire.

Elle estime que cette menace est encore plus réelle après l’envoi en justice de Youssouf Boundou SYLLA de Guineenews, Moussa Moïse SYLLA d’inquisiteur et Ibrahima Sory TRAORE de Guinée 7, poursuivis dans l’affaire « Nabaya gate » pour diffamation.

Ibrahima Lincoln Soumah, Sidi Diallo et Thierno Madjou Bah, animateurs de l’émission Africa 2015 étaient poursuivis depuis septembre 2018 pour avoir reçu dans leur émission, un enseignant d’une école privée qui a dénoncé des décisions de licenciement abusif prises par la direction et des prétendus cas de viol répétés au sein de cet établissement d’enseignement