Coup franc : Y’a-t-il une ligne rouge qu’Antonio Souaré se garderait de franchir ? (Par Malick Marcel)

L’avenir du Syli inquiète plus d’un fan après sa débâcle à la CAN égyptienne. En clair, cette piètre prestation jamais égalée a tout d’une bérézina qui épingle les premiers responsables de notre football. On distribue à l’emporte-pièce des cartons rouges à Antonio Souaré président de la fédération guinéenne de football et à son vice-président Amadou Diaby. Le ministre en charge des sports n’est pas moins épinglé, car aux yeux du public, Bantama Sow reste plus actif sur le front politique que dans l’arène sportive, incapable par au bas mot d’achever le stade de Nongo.

Pourtant de nouvelles échéances frappent à la porte et visiblement,  personne ne semble s’en soucier. Nous assistons plutôt à une guéguerre de positionnement sur de fond règlement de comptes entre ceux qui devaient servir le sport et non s’en servir. A tous, on devrait sifflet le coup franc pour qu’ils rendent compte devant la famille sportive en justifiant les dépenses engagées jusqu’au dernier franc.  Et pendant qu’on y est, le cas égyptien reste un exemple qui devrait inspirer les artisans de la légendaire défaite de nos représentants. En effet, au pays organisateur, la débâcle des Pharaons en quart de finale a de facto entrainé la démission du le président de la fédération. L’entraineur est aussi passé par la trappe.

Chez nous, le public devrait encore prendre son mal en patience. Le fait est que depuis sa foudroyante communication au lendemain de la raclée (3-0)  infligée au Syli national par les Fennecs d’Algérie, Antonio Souaré se mure dans un silence assourdissant. En tout cas cela devient pesant au point que l’opinion s’interroge s’il y a bien une ligne que le président de la FGF ne devrait pas franchir. Lui qui pourtant ne devrait tarir d’arguments pour expliquer finalement ce qui s’est vraiment passé.

En clamant qu’il n’a pas d’état d’âme’’, Antonio Souaré  ne mérite pas le droit de tirer encore plus longtemps sur le suspens sauf à risquer de se mettre à dos l’opinion sportive qui prendrait visiblement cela comme une injure. Autant dire qu’il ne devrait pas tergiverser sur le sort du sélectionneur, si tant est que Paul Put n’est pas coupable de toutes ces révélations dont il est accablé.

En plus des soupçons de marchandage dans la sélection des binationaux par certains de son entourage, les coups bas réels ou  supposés etc. environnement d’une équipe nationale ne saurait être plus délétère.  Et dans ces conditions, bien naïf qui aurait parié sur un franc sur une victoire….

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, Antonio se doit d’agir. Tous ces bruits de toilettage ne sont pas anodins. Et dire que des conspirateurs restent débout? Un risque de saper sa bonne volonté d’aider le sport roi dans notre pays est plus que jamais de mise

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