Coup franc: Tous derrière le Syli ! (Par Malick Marcel Bangoura)

Marrakech. C’est ici en terre marocaine que le Syli national a pris ses quartiers pour  les derniers préparatifs du tournoi final de la 32ème édition de la coupe d’Afrique des Nations. Laquelle se déroule sous les pieds des pyramides du 21 juin au 19 juillet après le désistement forcé du Cameroun.

Demain au compte de son deuxième match test, la bande à Paul But affronte la sélection béninoise avec l’objectif affirmé de rassurer le public guinéen qui commençait à émettre des doutes et des réserves sur les capacités de notre porte fanion. Ce qui a du reste été alimenté par une piètre prestation ayant entraîné une défaite de  il y a 72 heures 0 but à 1 face à de bien modestes scorpions de Gambie.

Mais pour une phase préparatoire, cette prestation ne doit nullement semer le doute sur le potentiel de notre porte fanion, encore moins faire sombrer dans le défaitisme.  A contrario, Paul But a pu faire tourner les éléments qu’il avait déjà à disposition, en attendant d’autres comme Naby Keita (qui rejoint notre tricolore au royaume chérifien dès ce 10 juin, selon le belge du Syli).  En cette phase de réglage, il est important pour l’entraîneur d’assurer l’huilage du mécanisme en préservant l’intégrité physique des joueurs.

A ce propos, il est certain que la rencontre avec l’équipe gambienne a du semer des frayeurs car  l’adversaire était dans un engagement qui dépassait largement l’enjeu d’une rencontre amicale. De mémoire de fan du Syli on retiendra qu’il a brillé par son parcours qualificatif d’une façon qui lui vaut le respect surtout dans un groupe où la Côte d’Ivoire jouait au grandissime favori. Par ailleurs, au risque de nous répéter, notons un match amical n’est ni plus, ni moins qu’une rencontre préparatoire permettant aux staffs techniques d’apporter les derniers réglages avant les choses sérieuses.

Donc il n’y a pas de place à l’inquiétude pas plus qu’il ne faille assombrir l’ambiance bon enfant qui règne au sein du groupe. En cela, les rumeurs  autour d’une prétendue réclamation de primes mérite qu’on s’y attarde un tant soit peu. Ce qui ne serait pas une première et cette fois, le chef de file de la grogne serait le capitaine Ibrahima Traoré en personne. Ce n’est pas un péché et nullement propre au pensionnaire de Mönchengladbach d’être le meneur s’il y a effectivement revendication. Le capitaine est toujours le porte-parole du groupe

Heureusement que ces informations ont été bottées en touche par le sélectionneur belge Paul Put. Reste alors à se demander qui a intérêt à violer la sérénité au sein de l’équipe guinéenne.

A dix jours de l’ouverture officielle de la grand-messe continentale, il est impératif que les actes et les paroles se conjuguent  avec à la raison. Tous derrière le Syli !

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