CAN : Guinée-Sénégal, au-delà de l’orgueil pour l’édition 2025!

Comme un ballon d’essai la rumeur fait son petit bonhomme de chemin dans la cité d’une possible co-organisation de la coupe d’Afrique des Nations de football 2025 par la Guinée et le Sénégal. La demande serait en étude dans le pays de la Teranga. Pour le moment, les autorités guinéennes disent ne pas être saisies officiellement par leurs homologues sénégalais sur la question. Mais, et si la demande venait à être formulée ?

Au-delà de tout orgueil de tenir le pari d’organiser sa première CAN de l’histoire, la Guinée de Chérif Souleymane (ballon d’or 1972) à l’allure des engagements sans aucun pessimisme obèse ne peut vraiment pas être au rendez-vous de 2025 déjà à nos portes. La récente triste réalité dans la préparation de l’édition 2023 est des plus éloquentes. Heureusement que l’instance dirigeante du football africain a agis à juste titre avec le glissement de calendriers après le retrait de l’édition 2019 au Cameroun finalement attribuée à l’Egypte de Mohamed Salah (Ballon d’or 2018) et repoussé ainsi la possibilité pour la Guinée le challenge de 2025

Sans jouer à l’oiseau de mauvais augure, l’on ne devrait pas être étonné d’un probable retrait de l’édition 2025 à la Guinée pour la simple raison qu’outre les sites sportifs devant abriter une CAN, le pays hôte doit se doter d’infrastructures qualifiées (route, télécommunication, transport, santé, hôtelière). Un grand défi pour un gouvernement pour qui le sport n’est pas un grand souci. En témoigne le maigre moyen investi pour le développement du sport en général et du football en particulier laissant à tort les destinées dans les mains de rares mécènes. Le stade de l’amitié de Nongo est une preuve irréfutable. Un joyau toujours pas opérationnel au grand dam des mordus du cuir rond. Pourtant, pour une CAN, il faut un minimum de quatre stades dignes de nom hormis les stades de dégagement pour les entraînements. Hors la Guinée n’en possède pas plus d’un, opérationnel svp, le vieux stade du 28 septembre pour une compétition désormais à 24 nations.

Alors une co-organisation ne serait nullement mal en soi. La Guinée et le Sénégal ne sont-ils pas des pays frères ? Dit-on même si la période d’Ebola, à tort ou à raison, a laissé des traces mais les deux pays pourraient bien relever ce défi

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