Baisse du prix du carburant à 5 000 GNF à la pompe: Le PM Kassory Fofana « contredit » Cellou Dalein et Ousmane Kaba

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La baisse considérable du prix du carburant à la pompe est perçue par plusieurs économistes guinéens comme étant le seul moyen efficace que le Gouvernement pourrait envisager pour accompagner ses citoyens pendant cette période de pandémie de Coronavirus.

En effet, le président du PADES, Dr Ousmane Kaba et Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, ont tous estimé que le prix des produits pétroliers pouvait être à 5 000 GNF à la pompe.

En réaction, le Premier ministre, Dr Ibrahima Kassory Fofana reste intraitable sur le sujet. Au cours de son passage dans l’émission les Grandes Gueules de la radio Espace Fm, ce jeudi, 9 avril 2020, le Chef du Gouvernement a précisé qu’on doit savoir que le prix n’est pas simplement fonction du prix du baril. « Vous avez également le prix du produit raffiné et nous, nous commandons le produit raffiné, c’est pas le brut ».

Selon le patron de la primature, s’il y a un effondrement des prix du brut, « il y a une hausse substantielle des prix des produits raffinés, parce que simplement les politiques de confinement aujourd’hui dans les différents pays rendent difficile la production industrielle. Du coup, l’offre étant inférieure à la demande, les prix ont pris un coup », a-t-il expliqué.

Par ailleurs, Dr Kassory Fofana soutient que « l’une des raisons pour lesquelles on ne peut pas le faire, même si, objectivement, les prix internationaux soutenaient cette possibilité, parce qu’il faut regarder les pays du voisinage immédiat, notamment le Mali, la Côte d’Ivoire et le Sénégal. Comparez le prix qu’on a donné à ceux de ces pays-là », a-t-il indiqué.

À l’en croire, « quand je venais aux affaires il y a 2 ans, la subvention au pétrole coûtait par mois 150 milliards à l’État guinéen. Pourquoi ? », s’est-il interrogé. Parce que, estime-t-il, « nous avions des prix totalement en deçà de ceux pratiqués par les voisins. Résultat, de Kankan à Kourémalé en passant par Siguiri, c’est des stations d’essence qui ont été construites juste, non pas pour les besoins de la Guinée, mais pour les besoins de la contrebande », a-t-il rappelé.

Cependant, « si nous ne prenons pas ces facteurs en compte, ça veut dire que la Guinée devrait commander et importer au delà de ses besoins propres », a-t-il précisé.

Rappelons de passage, le prix des produits pétroliers à la pompe est passé de 10 000 GNF à 9 000 GNF depuis le 1er avril dernier. Ce que beaucoup de guinéen ont trouvé insignifiant surtout au regard de la dure crise sanitaire que traverse le pays


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