Bah Oury après la libération des leaders du FNDC ‘’si on veut la paix, la stabilité, la cohésion nationale malgré les morts, il faut que le président…’’

Les membres du FNDC arrêtés, jugés et condamnés en premier ressort à des peines diverses ont bénéficié ce jeudi de la liberté provisoire devant la cour d’appel de Conakry devant laquelle juridiction leurs avocats avaient interjetés appel de la décision des tribunaux de Dixinn et de Mafanco

Ainsi Abourahamane Sanoh, Sékou Koundouno et cie ont regagné leurs familles respectives au grand bonheur des partisans du FNDC massivement mobilisés pour soutenir leurs collègues. C’est un pas significatif dans la décrispation de la situation politique tendue entre le pouvoir et les opposants à une nouvelle constitution

C’est du moins la réaction à chaud de Bah Oury président de l’UDD union pour la démocratie et le développement. ‘’On se félicite de cette libération provisoire parce que ça permet de donner un signal d’apaisement, on attend la décision définitive de la cour d’appel qui n’a pas encore tranché le litige’’ a réagi l’ancien vice-président de l’UFDG sans pourtant ne pas rappeler avoir rencontré en fin octobre dernier le premier ministre à qui, partage-t-il, il a demandé un signal fort avec la libération provisoire des détenus du FNDC

Poursuivant, l’opposant renchérit que cette libération ne peut que détendre l’atmosphère. ‘’La question principale, c’est que le président de la République renonce à ce projet de changement constitutionnel qui est un danger pour la stabilité de la Guinée. Donc la libération provisoire des dirigeants du FNDC est un pas qui peut conduire à une amorce de discussion et de dialogue pour permettre d’aller dans le sens de renonciation à ce projet qui, d’une manière ou d’une autre, constitue un vrai danger pour la stabilité de la Guinée’’ soutient mordicus le président de l’UDD

A la question de savoir si cette libération provisoire accordée aux leaders du FNDC peut concourir à une trêve des manifestations, Bah Oury persiste. ‘’Le vrai problème, c’est cette idée d’une nouvelle constitution, tant que cette idée demeure cela veut dire que la Guinée n’est pas encore sortit d’une période qui risque d’être très troublée. Donc si on veut la paix, si on veut la stabilité, si on veut restaurer la cohésion nationale malgré les morts, il faut de la manière la plus solennelle que le président de la République renonce à ce projet de changement constitutionnel’’ croit dur comme fer l’ancien numéro 2 de l’UFDG

LEAVE A REPLY