Attention! Yves Vatelot, un condamné français, bientôt grand empereur de PMU-Partenaire Guinée (Par H. Marouane)

Cela risque d’être le plus grand scandale de l’ère Alpha Condé. A en croire nos sources, Yves Vatelot, ancien vendeur de rasoir électrique qui a versé dans la vente du vin et qui vient d’être condamné en France plus précisément à Bordeaux pour publicité mensongère, serait en route pour devenir le nouvel empereur de PMU-Partenaire Guinée à la suite de l’expiration du contrat d’exploitation avec le français Grenier.

Lui qui faisait croire que son vin était de la catégorie AOC, entendez par-là Appellation d’Origine Contrôlée, a été reconnu coupable pour usage de faux suite à une plainte déposée par les vendeurs de vin de l’aquitaine. Pour avoir fait une stratégie commerciale illicite qui flirte avec la comparais.

C’est un tricheur de grand chemin qui semble avoir le pied dans une loterie guinéenne. Il faut préciser que curieusement PMU-Partenaire qui est une société française n’est pas basée en France mais au Luxembourg. Pourquoi ? A Yves Vatelot de répondre. N’est-ce pas la raison pour laquelle le ministère français de l’économie et des finances et les sociétés de courses en France (Le Galot et le Trot) ont  refusé la création de cette société et exigés des explications ?

Un condamné français transformé empereur en Guinée ?

Tout porte-à-croire, selon des indiscrétions, le condamné français qui est par ailleurs patron de PMU-Partenaire serait le nouveau gestionnaire de PMU en Guinée.  Et dans le contrat exclusif signé avec la nouvelle administration de la LONAGUI, il serait mentionné que le contrat est exclusivement soumis au droit français. Et en cas de litiges, seuls les tribunaux de Paris seraient compétents en la matière. Après une récente visite de la nouvelle directrice générale de la LONAGUI sur Paris, le marché a été concluant avec Yves Vatelot, le vendeur de vin truqué et condamné français.

Il serait un homme d’un grand réseau qui a ses tentacules dans la quasi-totalité des Palais de Présidence africains. Il lui est reconnu le talent de d’activer et de désactiver des responsables en charge de la gestion des jeux de PMU sur le continent noir.  Et selon notre source, tous les Directeurs nationaux de jeux qui se sont opposés à ce contrat avec PMU-Partenaire ont tous été virés. C’est le cas en Côte d’Ivoire, du Burkina Faso, de la Guinée, du Mali, du Congo Brazzaville et du Niger.

Et c’est pourquoi d’ailleurs, après le limogeage de Lansana Chérif Haïdara qui a opposé un véto irrévocable sur le contrat PMU-Partenaire, un représentant d’Yves Vatelot, le condamné truand, aurait été reçu à Sékoutoureya et à la Primature. Comme pour dire que notre pays a encore du chemin à parcourir.

De la gestion des casinos

Depuis le 18 avril 2018, sur décision personnelle du chef de l’Etat guinéen, le seul casino ouvert a fermé. La volonté du Président était de reprendre la gestion des casinos des mains des expatriés en faveur des guinéens.

Mais à écouter un professionnel en la matière, les meilleurs gestionnaires des casinos au monde sont des asiatiques ou les corses. Et les plus gros clients sont les chinois et moins de guinéens. Vouloir reprendre la gestion avec ces derniers, serait une erreur fatale. Avec l’expérience du passé, la nationalisation des entreprises n’a jamais été prolifique pour le pays. On connait tous de la mort tragique de Sotelgui ou la gestion convalescente de Novotel et que dire de notre Air Guinée?

Aujourd’hui, c’est le souhait de certains guinéens autour du Président qui souhaitent mettre la main sur toutes ces grosses sources de revenus.  Seul l’ancien DG de la LONAGUI qui s’est aussi montré très dubitatif, indique une autre source. C’est ce noyau d’affairistes auquel s’est heurté l’ancien patron de la LONAGUI pour son manque de coopération et son très inquiétant entêtement. Et aujourd’hui, la gestion des casinos reviendrait à Flexbet Dubaï, une société des corses qui est au Gabon et qui serait partenaire du fils du Président IBK du Mali.

Ce retour des corses en Guinée soulève de vives inquiétudes. Qui gagnerait quoi dans ces sales marchés? Faut-il craindre de l’énormité des pertes que risque notre pays ?

Difficile pour l’heure d’avoir la version d’Yves Vatelot, le condamné français dans l’affaire de vin altéré. Il est libre de nous faire parvenir sa version des faits. Dans le prochain épisode, les noms de tous ceux qui sont impliqués seront publiés avec la version de chacun.

 

Une enquête de Habib Marouane CAMARA

 Journaliste et analyste politique

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