A quelles conditions, le FNDC peut sonner la fin des manifestations ? Cellou répond

0
211

L’appel à manifestations du FNDC est rentré ce vendredi 18 octobre à son cinquième jour même s’il faut admettre que la tension a baissé d’un cran. La crise, quant à elle, reste lattant d’autant que la principale cause des manifs n’est pas encore évacuée. Celle de voir, selon les vœux du FNDC, le président Alpha Condé renoncer à briguer un mandat de plus après 2020.

En réaction à cet appel à manifestations, les autorités ont procédé à l’interpellation de certains membres du FNDC dont le procès est en cours et au confinement d’autres leaders. Il s’agit pour ce dernier cas de Cellou Dalein Diallo et de Sidya Touré respectivement leaders de l’UFDG et de l’UFR

Empêché de sortir de son domicile depuis la soirée du dimanche 13 octobre, Cellou appelle à la poursuite des manifestations sans occulter son droit de porter plainte contre l’Etat pour privation de liberté. ‘’Je vais porter plainte, je vais demander à un huissier de venir constater, mes avocats vont constituer un dossier et saisir le tribunal’’ a-t-il fait noter avant de renchérir ‘’je sais que je ne me fais pas d’illusions mais je ferai mon devoir de citoyen, de républicain, je sais que la justice n’osera pas naturellement condamner l’Etat’’. Il enfonce ensuite le clou ‘’Alpha Condé dès lors qu’il refuse que les enquêtes soient menées, il refusera que la justice condamne les forces de l’ordre parce qu’il ne veut pas les avoir contre lui, il n’a aucune légitimité sur la sécurité de son pouvoir’’ a réagi Cellou Dalein chez nos confrères de Sabari FM

Par ailleurs, le chef de file de l’opposition conditionne l’arrêt des manifestations à l’abandon dudit projet par le Chef de l’Etat. ‘’Si demain Alpha Condé qu’il renonce au troisième mandat, nos manifestations n’auront plus d’objet, je pense que le FNDC suspendra toute manifestation’’ a déclaré Cellou Dalein Diallo avant d’égrener d’autres revendications de la classe politique à savoir, a-t-il ajouté, la mise en place des conseils de quartier et des conseils de régions, à la prise en compte des recommandations de l’audit du fichier électoral, avoir un chronogramme consensuel qui respecte les délais légaux et opérationnels et réinstaurer le dialogue

La CENI a proposé la date du 28 décembre pour la tenue des législatives, l’opposition s’y oppose farouchement estimant que toutes les conditions ne sont pas réunies pour organiser des élections crédibles à date indiquée. Elle propose par ailleurs mi-mars 2020

LEAVE A REPLY